Réparations, pannes, problèmes…

Parfois c’est compliqué…

Petites et grosses pannes : notre quotidien ! Simples et facIles à résoudre souvent, mais pas toujours…

 Mon vélo électrique est en panne : est‑ce normal ?

On aimerait vous dire que non, que ce n’est pas dans la norme, que les vélos électriques sont d’une fiabilité absolue et d’une solidité à toute épreuve. Mais si on vous disait cela… on vous mentirait un peu. Beaucoup, même.

Dans notre atelier, sur une vingtaine de services et réparations effectués chaque jour, environ 17 relèvent d’un simple entretien, 3 concernent de véritables pannes, et parmi ces derniers, il y en a presque toujours un qui nous donne du fil à retordre. Et ce vélo récalcitrant, chaque jour, nous vaut beaucoup de cheveux blancs pour mon équipe (bon pour moi à 63 ans c’est sans doute aussi pour d’autres raisons 👨‍🦳 ) Il peut nous prendre des heures et des heures, répartis sur plusieurs jours, voir semaines, en mettant à l’épreuve la patience… de nos mécaniciens comme de nos clients.

Tout ce que vous n’avez jamais osé demander à nos mécaniciens

Un vélo électrique, c’est incroyablement efficace, agréable et utile. Là-dessus, on est convaincus à 100%.

Mais même en choisissant une marque reconnue et un moteur de qualité (ce qui est toujours le cas chez nous), il reste possible de rencontrer des pannes plus ou moins sérieuses, plus ou moins complexes à résoudre, et toujours parfaitement agaçantes — pour vous comme pour nous.

Les vélos électriques sont devenus de véritables bijoux technologiques. Personne n’aurait envie de rouler sur les modèles d’il y a 20 ans. Mais qui dit technologie et électronique… dit aussi risques supplémentaires de panne. Un peu comme nos voitures modernes : plus confortables, plus sûres, mais aussi plus susceptibles de tomber en panne que la vieille “deux chevaux verte de Papi Marcel”.

Donc oui : un vélo électrique (ou même un vélo musculaire moderne) est plus sécurisant, plus performant et plus efficace qu’avant. Mais oui aussi : le nombre potentiel de pannes a augmenté avec la complexité technologique. Et ni les fabricants, ni les ateliers comme le nôtre ne peuvent totalement y échapper. C’est la face moins glamour de l’évolution technologique.

Quelles sont les pannes les plus fréquentes ? Pourquoi surviennent‑elles ?

Voici une petite liste non exhaustive…

  • Un vélo neuf qui tombe en panne : comment est‑ce possible ?

    Un vélo neuf qui tombe en panne, c’est notre cauchemar. Non pas parce que cela arrive souvent, mais parce qu’il est toujours difficile d’expliquer à un client qu’une période de rodage d’environ 500 kilomètres existe… et qu’une petite — ou parfois grosse — panne peut survenir durant cette phase. Cela concerne environ 10% des vélos neufs.

    Pourquoi ? Tout simplement parce que les vélos modernes sont devenus très complexes à fabriquer. Ils intègrent de plus en plus d’électronique, un peu comme les voitures récentes. Et malgré les contrôles, les réglages et les tests que nous effectuons avant de mettre un vélo en exposition, certains éléments peuvent présenter un défaut qui ne se révèle qu’après les premiers kilomètres.

    Le paradoxe du vélo neuf

    C’est contre‑intuitif, mais pourtant vrai : un vélo neuf a statistiquement plus de risques de présenter une panne qu’un vélo qui roule depuis plusieurs années. Une fois les premiers kilomètres passés, les composants qui pouvaient poser problème se sont “déclarés”, corrigés, remplacés… et le vélo devient ensuite extrêmement fiable.

    Ce que nous demandons à nos clients

    Lorsque vous rencontrez une panne dès le début, nous vous demandons simplement de garder en tête que cela peut arriver, même sur un vélo haut de gamme. Nous sommes totalement “avec vous” : cela nous embête autant que vous (bon nous ce sera plus souvent en une année que vous!) , et nous faisons tout pour résoudre le problème rapidement.

    Un vélo de prêt est disponible quand vous en avez besoin. Parfois, il suffit d’un peu de patience pour que tout rentre dans l’ordre — et dans la grande majorité des cas, c’est exactement ce qui se passe.

  • Comment nos mécaniciens gèrent les pannes

    Dans la grande majorité des cas, nos mécaniciens spécialisés — qui cumulent des années d’expérience — parviennent à résoudre les pannes rapidement. Mais certaines pannes électroniques peuvent être plus complexes. Elles nécessitent parfois un diagnostic progressif, étape par étape, du plus simple au plus technique.

    Pourquoi cela peut prendre du temps ?

    Parce qu’une même alerte peut avoir plusieurs causes possibles. Prenons un exemple concret : un message d’erreur indiquant un “problème de connexion”. Derrière cette indication assez vague, les origines peuvent être très différentes :

    1. Une simple remise de graisse sur les connectiques.

    2. Une batterie défectueuse à remplacer.

    3. Un câble de connexion endommagé.

    4. Dans de rares cas, un moteur à changer.

    Nos mécaniciens doivent donc avancer méthodiquement, en éliminant chaque possibilité l’une après l’autre. C’est la seule manière d’obtenir un diagnostic fiable et une réparation durable.

    Cette recherche doit parfois se faire avec l’aide de nos clients, on change une pièce, puis on demande de tester quelques jours. Etc…

    Comme un médecin avec son patient malade, il faut expérimenter le “remède” puis le changer si cela ne fonctionne pas.

    On est intermédiaire entre les fabricants et les clients, et nous sommes avec vous “contre” le problème de votre vélo, de la marque, et du moteur.

    Dans 99% des cas on trouve au final le problème, mais cela prend dans certains cas un peu de temps… On vous remercie à l’avance si cela vous arrive de votre aide et patience !

  • Après un service, une panne apparaît : comment est‑ce possible ?

    Encore un cauchemar pour nous (et pour vous, on le reconnaît) : votre vélo fonctionnait, vous l’avez amené pour un petit ou un grand service… et en le récupérant, une panne ou un problème apparaît alors qu’il n’existait pas avant.

    On aimerait pouvoir dire que cela n’arrive jamais. Pourtant, cela peut se produire. Parfois, une pièce neuve peut poser problème :

    • une chaîne neuve qui casse (le cas le plus fréquent),

    • une crevaison juste après un changement de pneu,

    • un bruit étrange après un remplacement de plaquettes, etc.

    Pourquoi cela arrive‑t‑il ?

    C’est un peu le même phénomène que pour les vélos neufs : dès qu’on démonte, remonte ou remplace une ou plusieurs pièces, il existe un risque — faible, mais réel — que quelque chose se dérègle ou qu’un défaut latent se révèle. La mécanique vélo est précise, parfois sensible, et pas toujours intuitive.

    Nous faisons absolument tout pour éviter ce genre de situation. Mais comme dans tout métier technique, il peut y avoir une petite erreur humaine… ou simplement de la malchance.

    Les jours qui suivent le service : une période importante

    Les deux ou trois semaines qui suivent un service ou une réparation sont une phase où il est normal d’être attentif. En cas de doute, de bruit inhabituel ou de sensation étrange, n’hésitez pas à repasser sans rendez‑vous. Cela nous permet de vérifier rapidement ce qui se passe, d’ajuster si nécessaire, ou simplement de vous rassurer.

    Compréhension et patience : la mécanique vélo a parfois son petit caractère… mais on est là pour vous accompagner.

  • Votre vélo va bien… mais les pièces d’usure s’usent trop vite ?

    Il arrive que le vélo fonctionne parfaitement, mais que certaines pièces d’usure — chaîne, cassette, plaquettes — semblent s’user plus rapidement que prévu. C’est frustrant, on le comprend. Pourtant, de nombreux facteurs influencent directement la vitesse d’usure, surtout sur les vélos électriques.

    Une transmission d’E‑Bike : quelle durée de vie ?

    En moyenne, une transmission d’E‑Bike s’use autour de 3’000 km. Mais selon les conditions, cela peut être 2’000 km… ou 4’000 km et plus.

    Les critères qui influencent le plus l’usure

    • La manière de pédaler Mieux vaut toujours mouliner (au‑delà de 70 tours/minute) et alléger la pression sur les pédales lors du changement de vitesses.

    • Le niveau d’assistance utilisé (E‑Bike) Plus l’assistance est forte (mode Turbo, par exemple), plus l’usure est rapide.

    • Le poids du cycliste

    • Le poids embarqué Bagages, courses, siège enfant… Un poids total supérieur à 100 kg augmente fortement l’usure de tous les composants. D’où l’importance de vérifier la charge maximale prévue par le fabricant.

    • Les conditions d’entreposage Dehors la nuit ? Humidité ? Un local sec et tempéré prolonge la durée de vie des pièces.

    • La qualité de la chaîne À l’atelier, nous montons des chaînes renforcées. Ce n’est pas toujours le cas sur les vélos neufs.

    • La météo La pluie, la boue et le sel accélèrent l’usure… (on en parle plus loin).

    Peut‑on éviter une usure “trop rapide” ?

    Il n’existe pas de norme officielle : chaque usage est différent. Mais dans la plupart des cas, changer quelques habitudes permet déjà d’améliorer nettement la durée de vie des pièces.

    Et si l’usure devient vraiment excessive ?

    Si vous devez remplacer votre transmission plus de deux fois par an, il peut être judicieux d’envisager un autre type de vélo, par exemple un modèle équipé d’une courroie et d’un moyeu interne, parfois plus adapté selon les situations (mais pas toujours).

  • La pluie : l’ennemi naturel du vélo (surtout électrique)

    C’est une situation très fréquente : il pleut à verse, on rentre tant bien que mal… et le lendemain, paf, une panne apparaît.

    La pluie reste l’un des pires ennemis du vélo, et encore plus du vélo électrique. Contrairement à une voiture, un vélo n’a pas de carrosserie : tout est exposé. Et qui dit eau + électronique… dit risque de panne.

    Heureusement, les choses ont évolué

    Ces dernières années, les fabricants ont fait de gros progrès :

    • les batteries sont désormais intégrées et mieux protégées,

    • les freins hydrauliques ne rouillent pas,

    • les câbles et gaines sont mieux isolés.

    Cela réduit les risques, mais ne les élimine pas totalement.

    Que faire si une panne survient après une grosse pluie ?

    1. Mettre le vélo à l’abri et laisser sécher. Beaucoup de pannes disparaissent simplement après quelques heures dans un endroit sec.

    2. Passer à l’atelier pour un contrôle rapide. Nous pouvons appliquer de la graisse de contact et vérifier les connectiques.

    3. Si la panne persiste : venez nous voir. Une infiltration d’eau peut nécessiter un diagnostic plus poussé.

    Le conseil général

    Éviter autant que possible de laisser son vélo dehors lors des nuits pluvieuses ou très froides. L’humidité prolongée est l’un des pires facteurs d’usure et de panne.

  • La garantie : comment nous vous accompagnons

    Selon les modèles, votre vélo bénéficie d’une garantie de 2 à 4 ans. Grâce à notre longue expérience, nous connaissons parfaitement les procédures et les conditions qui permettent de faire passer certains cas sous garantie. Nous défendons toujours vos intérêts avec sérieux et transparence.

    Votre confiance compte énormément pour nous. Et en cas de besoin, n’hésitez jamais à demander un vélo de courtoisie : il est là pour vous éviter toute interruption dans vos déplacements.

    • Un vélo électrique : merveilleux… mais parfois un peu fragile

    • Un vélo électrique est un engin formidable : efficace, agréable, utile au quotidien. Mais il faut aussi reconnaître qu’il reste relativement fragile, surtout lorsqu’il est neuf et en période de rodage.

    • La plupart des pannes sont simples à résoudre. Parfois, en revanche, le diagnostic peut être plus complexe. Dans ces situations, nous avançons méthodiquement, étape par étape. Il arrive que nous devions tâtonner un peu, mais dans l’immense majorité des cas, nous finissons par trouver la solution.

    • Dans les rares cas vraiment embêtants, nous espérons pouvoir compter sur votre compréhension et votre confiance. Nous sommes là pour vous accompagner, du début à la fin.

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